Sentiments

« Sous le ciel à Paris » – Stéphanie Perreault et Dominique Simon

Sous le ciel à Paris Stéphanie Perreault

“Dès le début décembre, les baraques foraines s’installent sur le terre-plein du boulevard, depuis la station Anvers, jusqu’à celle de place Blanche, au bas de la rue Lepic…” 

 

Les premières lignes immergent dans le quartier populaire de Paris dans les années 80 : un Paris qui chante, qui danse et qui s’amuse.

Jacqueline se fait appeler Jacky. Elle est jeune et jolie. Très jeune : 18 ans, tout au plus, et très jolie. Une fille simple à la petite robe rouge, jamais sans sa casquette.

Maladroite et d’une naïveté charmante, elle a de ces rires qui rappellent à quel point la vie vaut la peine d’être vécue : un papillon qui virevolte au dessus des rues de Paris. Un papillon de 18 ans, qui a des papillons au ventre…

Jacky tombe amoureuse, vite, très vite…et beaucoup. “A cet âge là, on aime vraiment.”

Farid, son premier amour, dans les caves de sa “cité”, a pris soin avec délicatesse de glisser d’un flirt d’adolescent au harcèlement… Ensuite José, un peu plus âgé,  “lui promet la lune, mais la lune il ne l’a pas”. Homme de bienveillance et d’une douceur sans précédent, il l’entraîne vers les rives obscures de la prostitution.


Et puis, Louis. Un homme menant une vie de bohème, venu s’installer dans une pauvre chambre à Montmartre pour écrire.

Au gré des amants et des désillusions, les émotions s’égarent, se bouleversent. Les sentiments prennent vie.

Le destin n’a pas gâté Jacky. Sans travail, sans ami, sans famille… Il s’acharne, telle une pâle héroïne de Zola.

“ Personne n’est coupable… La vie, peut être… Mais on ne peut pas punir la vie”.

Une bouffée d’oxygène, avec Louis. Un échappatoire qui vibre et enivre…

“Dans la vie, les histoires d’amour, ça ne finit presque jamais bien. D’ailleurs, une histoire d’amour qui finit, ça ne peut pas finir bien. L’amour, ça ne doit pas finir…”

Noyade de kitsch, de niaiseries et de pleurs sur le quai d’un train.

Bombardement de “je t’aime”, appel  à l’amour. Tout simplement.  “Marchant comme un zombie, une rose rouge à la main.”

Rouge Coquelicot, rouge Passion… Rouge Sang.

 

Solène B.

« Sous le ciel à Paris », Stéphanie Perreault et Dominique Simon, Z4 éditions,  Paris, 2016, 267 p.

ISBN 978-1-326-6311-6

http://www.babelio.com/livres/Perreault-Sous-le-ciel-a-Paris/822861

 

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